• Explorations

    Enquêtes si possible approfondies, parfois en forme de coups de mou ou de coups de gueule, en rebondissements à l'actualité ou pour explorer la culture, l'économie, les nouvelles technologies... Mes lectures, films, séries... Bref, mes excursions exploratrices et découvertes.

    ça sent le bric-à-brac no

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    Albert Einstein écrivait au sujet de la crise de 1929, dans « Comment je vois le monde » publié en 1933 :
    « Cette crise est singulièrement différente des crises précédentes, parce qu’elle dépend de circonstances radicalement nouvelles conditionnées par le fulgurant progrès des méthodes de production ... Pour la production de la totalité des biens de consommation, seule une fraction de la main d’œuvre disponible devient indispensable. Or dans une économie libérale, cette évidence détermine forcément un chômage élevé ... Ce même progrès technique qui pourrait libérer les hommes d’une grande partie du travail nécessaire à leur vie est le responsable de la catastrophe actuelle ... Pour supprimer ces inconvénients, il faut, selon moi une diminution légale du temps de travail pour supprimer le chômage ... »

    Michel Rocard expliquait dans son livre « Les moyens d’en sortir » publié en 1996 :
    « L’inexorable montée du chômage démontre l’inefficacité de toutes les techniques utilisées pour le combattre ... On ne luttera efficacement contre le chômage massif que par la réduction massive du temps de travail. Toute la question est : comment faire ? »
     

    Antoine Riboud, fondateur de BSN Danone, déclarait en 1993 :
    « Il faut passer à 4 jours, 32 heures. C’est le seul moyen d’obliger les entreprises à créer des emplois ».

    Hollande, Valls et Macron préfèrent donc les « analyses » de Gattaz à celles d’Einstein, Rocard et Riboud.

     

    Commentaire d'André Martin sur le site de la pétition contre la loi travail

     

     

    10 mars 2016 | Explorations | Commenter (1)Retour aux articles récents


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    Article à écouter en prenant son temps... ou à zapper.

    Janvier... mois souvent fatal, et les annonces de décès s'accumulent déjà parmi les artistes, mais s'il en est un qui me touche durement, c'est bien celui de David Robert Jones, aka Ziggy Stardust, personnage par lequel je l'ai découvert grâce à mon pôpa amateur de science-fiction qui eut la bonne idée de suivre les recommandations d'une revue de SF et acheta The Rise and Fall of Ziggy Stardust and the Spiders from Mars, l'album qui m'accompagna longtemps, longtemps, aux racines de mon amour d'un certain rock et plus spécifiquement de mon admiration pour cet artiste multiforme.


     

    ♫ Deuil

    J'en joue et chante des morceaux au piano, principalement...

    Five years

    Dans cet album, j'aime le rock transe de Moonage Daydream :

    ... mais aussi le style brut et dépouillé de It ain't easy :

    Ma foi, j'adhère de toutes mes fibres  et de toutes mes oreilles à toutes les chansons de cet album, dont je connais l'enchaînement par coeur et que je redécouvris vraiment quand Bowie nous claqua son premier vrai grand tube planétaire et populaire en 1980

    Ashes to ashes


    C'est en ré-écoutant et revoyant ce morceau que les larmes sont montées... Un mélange indicible, indémerdable, d'admiration sans bornes pour la partition musicale, d'émotion à l'évocation de l'addiction, peut-être même la dépression, et la nostalgie de mes virées imaginaires en plein délire futuriste, ou plus simplement sans doute de mes 11/12 ans :).
    Ah putain merde... nous sommes désormais dans un monde sans lui...

    Dans l'album Scary Monsters, porteur de ce tube, j'ai bien accroché à la chanson-titre :


    Et, cadeau, la version en concert, parce que hein, quand même, c'est bien de (sa)voir que l'icône sexy pop des posters d'ados des 70's était un peu plus que du papier glacé - je l'ai vu en concert en ... bah je sais plus ; je me souviens juste que je n'en ai pas un grand souvenir car la copine qui m'accompagnait est tombée dans les pommes peu après le début et que nous avons passé la moitié du concert dans les coulisses...

     

    La suite de la chronologie de ma découverte de David Bowie est plutôt confuse. Entre 1980 et 1986, je craque pour...

    John I'm only dancing

    Heroes
    bien sûr... utilisée en bande son du film Moi, Christiane F., 13 ans, droguée, prostituée
    dont j'ai lu le livre mais n'ai vu l'adaptation cinéma que bien plus tard. Mélodie tragique
    et envoûtante, bande son de mes propres atermoiements d'ado à l'époque
    ... et les larmes montent à nouveau...

    Je découvre Bowie l'acteur, d'abord dans L'Homme qui venait d'ailleurs, une adaptation d'un roman de SF

    ... mais aussi dans Les Prédateurs... film annonçant bien à l'avance le retour de la mode des vampires :), et enfin dans Furyo

     

    En 1987, alors que je vis en Allemagne, je m'acoquine avec une peintre américaine qui me fait découvrir d'autres albums.

    De Hunky Dory, j'aime Life on Mars, Kooks, Quicksand... et Andy Warhol

    J'explore peu Aladdin Sane, me fascine brièvement pour l'album Low, emprunté en médiathèque, dont toute l'iconographie provient du film L'homme qui venait d'ailleurs, et qui fleure bon le bon funk et la bonne électro à venir, tout en restant pop rock psychédélique. Je n'aime pas tous les morceaux mais je me souviens de celui-ci, curieux...

    Weeping Wall

     

    Plus tard on me fait (enfin) découvrir les vrais débuts de cet androgyne hyper sexy venu d'une autre planète, l'album Space Oddity et sa célèbre chanson éponyme ; je choisis de partager ici des morceaux peut-être moins connus :

    Memory of a free festival
    pour les paroles déjantées probablement écrites sous
    acide
    et une fin chorale longue et hippie à souhait  :)

     

    Letter to Hermione
    But did you ever call my name just by mistake ?
    (Mais n'as-tu jamais crié mon nom, par erreur ?)
    Une chanson sur l'amour et la séparation, pleine de sensibilité

    Et cette balade folk partant en délire rock aux beaux accents blues, miam !

    Unwashed and somewhat slightly dazed

    L'époque Let's dance me laisse plutôt de marbre et j'oublie que Bowie existe durant quelques années, si ce n'est dans ma discographie personnelle.

    Je le retrouve avec intérêt en 1995 avec l'album Outside, tout en n'aimant au final que quelques chansons - je crois qu'il me faudrait le ré-écouter avec plus d'attention -, dont...

    The heart's filthy lesson

    Deux ans plus tard j'achète l'opus suivant, Earthlings, dont je n'ai aucun souvenir... à ré-écouter également, donc :)

     

    Et je découvre aujourd'hui cette belle et tragiquement prémonitoire Lazarus, sur l'album  , sorti le 8 janvier dernier, le jour de son anniversaire...

     

     

    Oui... oui... Bowie vivra toujours dans ses disques, ses films, ses vidéos... Il vivra aussi dans mon histoire et mon imaginaire tant que moi je reste vivante... Bien sûr...

    N'empêche, fuck la mort, fuck le cancer, vive le rock, les posters en papier glacé, la musique et ses vibrations éternelles ! Long live Ziggy Stardust !

    ♫ Deuil, délires et dégustation

     

     

     

    11 janvier 2016 | Explorations | Commenter (5)Retour aux articles récents


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