• Gaffes, bévues et boulettes

    Morceaux choisis d'hier et d'aujourd'hui, exemples de mes difficultés relationnelles avec des objets, des animaux, des gens ou juste mes propres neurones. D'une tentative involontaire de corruption au dressage d'un chien errant en passant par une bagarre mémorable avec des bottes en faux cuir, bah j'espère que vous allez vous marrer... et contribuer !

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    Allez, une p'tite rigolade !

    Ces temps-ci, et en lien direct avec la crise que traverse votre hôtesse, BiBi ne fait pas ses nuits ; endormissement tardif avec deux ou dix réveils successifs, réveil matutinal ou endormissement correct, interruption du sommeil durant deux ou trois heures, réveil ultra-tardif ; dans les 2 cas, humpf, je ne peux pas dire que je me lève fraîche et dispose, guillerette et enjouée, à chaque fois (mais ça peut m'arriver, hin).

    Me réveillant donc au moins une fois par nuit, deux besoins essentiels se manifestent en quelques secondes : pipi, et faim. Généralement, j'ai la dent sucrée la nuit (alors que je ne penche pas vers le sucré habituellement, j'aime pas les desserts par exemple), alors je scrounche un carré de chocolat noir, ou avale un yaourt que j'ai largement et généreusement arrosé de miel, ou gloupse un biscuit - quand j'en ai, vu que j'aime pas trop le sucré

    La nuit dernière : pas de miel, de confiture, de chocolat, de biscuit. Rien. Que pouic. Nada.

    Dans mon cerveau dont l'état pourrait s'apparenter alors à celui d'un zombie de "The Walking Dead" - la seule analogie étant alors ce souci tout reptilien de "J'ai faim.", surgit le vague souvenir de l'acquisition récente d'un paquet de chips. Mais bon sang, mais c'est bien sûr, j'ai un paquet de chips à la cuisine ! Sans que mon cerveau (que ce soient les lobes frontaux, le cervelet ou l'hypothalamus) n'analyse ce que cela implique, mon corps doit se souvenir, quelque part, loiiiin, que les chips c'est des killers passque ça contient aussi du sucre. Nan, à c't'heure, j'ai FAIM, basta, et j'ai curieusement pas envie de me cuire une quiche aux légumes ou de grignoter du Comté (en plus Ursule le Chien va chouiner si je boulotte du fromage, à 3h du mat' c'est juste pas gérable un poilu à l'haleine de fennec qui se colle à toi pour une croûte de fromage).

    J'ai remarqué qu'en pleine nuit, je navigue avec une vision féline - nul besoin d'allumer pour savoir où sont les chips. En plus, ça me réveillerait tout à fait !

    Je me glisse dans mon couchage avec les chips et entreprends la satisfaction de ce besoin nocturne totalement dysfonctionnel.

     

     

    J'avais juste oublié que dans un élan d'exotisme, j'avais acheté des chips au wasabi.

     

     

    To (wasa)bi or not to (wasa)bi

     

     

     

    Voilà voilà. À troizeurdumat, le "léger" piquant de ce raifort ou radis japonais n'a rien eu de l'effet généralement adoucissant du sucré que j'avale habituellement... Inutile de dire que cette micro-pause s'est transformée en insomnie qui a duré 2 bonnes heures.

    Gnêêêê...

     

     

    17 décembre 2015 | Gaffes, bévues et boulettes | Commenter (4)Retour aux articles récents


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    Pour comprendre la tragique drôlerie de ce qui suit, il est bon de poser en préalable que Lulette Jones ne pratique aucune activité sportive depuis longtemps, si ce n'est le yoga par intermittences, et parfois une promenade du chien. Durant le temps scolaire, elle compte sur les 2 étages à monter avec ses classes 4 fois par jour pour faire office de "sport de la semaine".

    Aussi, quand je décide - enfin ! - de m'attaquer à cette foutue piscine hors-sol où les 10 centimètres d'eau stagnante m'ont permis de faire un élevage maousse de moustiques chikungunya, j'y vais comme je vais faire le ménage : la mort dans l'âme et sans échauffement.
    Tu t'échauffes avant de faire la poussière et passer l'aspirateur toi ?
    Moi non plus.

    Là réside ma première erreur, voir cette activité comme du simple ménage. J'ai écopé ce fond de piscine avec un seau. Se pencher pour remplir le seau, se relever pour balancer l'eau par dessus bord, recommencer quelques centaines de fois,  mue par une sorte de rage, de celles qui bloquent tes lobes frontaux et te font oublier la base ► quand tu te baisses, tu plies les jambes pour pas te casser le dos...

    Dès l'après-midi (car je fis cela à la fraîche de bon matin), les courbatures étaient naturellement déjà en place, et le lendemain, conduire 350 km aller-retour pour aller passer la journée à Micropolis n'arrangea rien à mon affaire de mollusque qui soudain s'agite.

    Mardi matin, toujours à la fraîche, j'entrepris de brosser et balayer ce qui avait séché au fond de la piscine, puis me vint l'extraordinaire idée d'aller désherber au potager, toujours en oubliant les règles élémentaires (fléchir les genoux !).

    Et maintenant, c'est la honte internationale : toubib a diagnostiqué une élongation de l'ischio-jambier de la cuisse droite et préconisé 3 à 4 semaines de repos.

    Shy Whistler

     Et c'est toujours quand il nous arrive un bobo plus ou moins sérieux que l'on découvre avec émerveillement et horreur combien chaque partie de notre corps a sa vie, son espace, ses droits et devoirs, sa place au sein de l'incroyable machine perfectionnée qu'est notre corps !!

    Une vilaine petite coupure à un doigt, et nous voilà tout emmanchés pour dévisser un bouchon, écrire sa liste de courses, se curer le nez ou couper un bout de pain. Une tendinite persistante à l'avant-bras, et tu sais plus mettre ta culotte et ton soutif, écrire, conduire, te nourrir...

    Depuis quelques jours, je découvre donc que j'ai une cuisse à la jambe droite, et que ses muscles à l'arrière servent à s'asseoir et se lever, à conduire, à s'accroupir (ou se pencher) pour caresser le chien, ramasser un truc tombé, vider le lave-vaisselle, brancher un anti-moustiques, à monter et descendre d'une voiture, à enfiler et retirer une culotte et un short, à aller se gratter la cheville bouffée par les moustiques, à s'étirer, à se tenir assis ou allongé dans une position confortable que ce soit aux toilettes, sur une chaise, dans un fauteuil, un canapé, un transat ou un lit....

    Et c'est quand je marche que c'est le plus flagrant : tout mon corps et tout mon cerveau ne sont tendus que vers cette cuisse, que dis-je, ce jambonneau que je traîne de la cuisine au jardin, de la salle de bains au salon.

    Ce qui est con dans cette histoire, c'est que je n'ai pas eu le temps de finir le nettoyage de la piscine ni donc de la remplir ; par ces chaleurs, cela m'eût été fort précieux !

    Mais j'en tire deux conclusions rapides :

    - le sport, c'est bien quand même...

    - vais pas pouvoir faire le ménage ! (oh ben merdalors...)

    Ashamed 

    Bah il me reste à lire, dessiner, rêvasser, photographier (un peu, car en fait, j'adopte souvent des postures qui m'apparaissent tout à coup comme insolemment sportives !), continuer à préparer ma rentrée scolaire... Tout ça n'est pas bien grave, j'ai la chance d'être en vacances, je vais pouvoir méditer également sur deux, trois choses qu'il serait bon que je modifie dans ma vie si je veux continuer à avoir de la cuisse :)

     

    Et vous, à quelle occasion avez-vous découvert une partie de votre corps ?

     

     

    16 juillet 2015 | Gaffes, bévues... | Commenter (9)Retour aux articles récents


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