À la recherche de la sortie
Publié le 24 Novembre 2015
Avant
Le désir de changer de métier ne m'est pas tombé dessus le 1er novembre 2015. J'en parlais depuis quelques années mais je m'arrêtais rapidement dans la réflexion parce que celle-ci avait fait une boucle sur elle-même en quelques minutes, bloquée par la conviction que je ne savais rien faire d'autre - même si ma spécialisation en Anglais (et avec une licence de Traduction Littéraire en poche) semble m'ouvrir des dizaines de portes (le tourisme, le secrétariat, la traduction...) et m'a déjà offert l'opportunité de travailler pour un archéologue (traductions pour une exposition sur la civilisation maya), de faire la mono pendant une grosse quinzaine d'années pour des organismes de séjours linguistiques, d'aider un voisin créateur de sites web à traduire toute l'interface d'un site de vente aux enchères ou encore de créer tous les contenus du logiciel ludo-éducatif Adi Anglais Collège (version de 2000).
Mais sinon, quoi ? Je tournais en rond et faisais peu de recherches, n'en parlais guère, jouais avec des idées qui se baladaient dans ma tête le temps d'une mauvaise journée au collège.
De plus, je traînais toujours ce sentiment fortement ancré en moi depuis... longtemps de ne pas être compétente. Quoi, j'étais déjà une prof très moyenne, que pourrais-je espérer et faire de mieux ! Eeeeh oui, votre hôtesse a toujours manqué de confiance en elle et se fait même l'impression parfois d'une parfaite imposture ! Tout ce que j'entreprenais et terminais, je le terminais en sachant que j'aurais pu faire mieux ! C'est chiant, à la longue... Et ça n'aide pas beaucoup à envisager un avenir autre.
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Automne 2014
Le besoin de faire autre chose commence à picoter sérieusement. Cette fois-ci, je cherche mieux, je réfléchis à mes compétences, à ce que j'aime faire, et à ce qui semblerait accessible en continuant d'enseigner. Se dégagent alors pour la première fois des compétences, des envies et des possibilités :
- j'aime écrire, j'écris bien
- je peux me montrer pugnace et persuasive
- j'ai une assez bonne qualité d'écoute et d'empathie
- j'ai besoin d'aider, de me sentir utile, aussi utile que lorsque j'enseigne (si si)
- j'ai besoin de contacts, d'un métier qui me ferait partir un peu sur les routes
- il vaudrait mieux éviter un travail qui me ferait passer un temps fou à l'ordinateur, j'y passe déjà trop d'heures chaque jour ! (exit l'idée de faire de la traduction, donc)
De tout ça émerge une activité qui me plairait bien : écrivain public.
Je fouine, me renseigne sur le web et opte pour une première formation au CNED, tout en angoissant un petit peu à l'idée de me lancer ensuite dans l'auto-entreprenariat.
400 euros plus tard, je lis d'abord la partie du cours s'attachant à décrire le métier d'écrivain public sous tous ses aspects et découvre que j'en sais davantage que le document, dont certaines références remontent à 2001 alors que la profession a beaucoup évolué depuis ! Je suis furax, et, prise dans mon année scolaire où je fais 3 heures supp et ai repris le collier de Prof Principale avec un électron libre à gérer quotidiennement, j'oublie peu à peu que j'avais un projet.
1 : Ça y'est, tu as une idée pour ton projet ? - Non, j'attends l'inspiration.
2 : La créativité, ça ne se commande pas comme on ouvre un robinet, faut être dans les bonnes dispositions.
3 : Quelles dispositions ? - La panique de dernière minute.
26 novembre 2015 | Quitter l'enseignement ? | Commenter (2) ![]()
